Islande 2009 : Jour 5, Dettifoss et bains naturels
C’est parti pour Dettifoss ! C’est déjà un peu un tard, mais c’est pas grave. Sur la route, trois filles font du stop. Bon, il pleut comme pas possible, il fait super froid (mais vraiment) et y’a du super vent. On s’arrête, et on les prend. Elles sont trempes, c’est drole. Elle viennent de Belgique aussi, mais elles parlent pas français cette fois. Elle vont à Akureyri. Tiens, c’est dans cette direction ? On leur dit qu’on peut les poser aux chutes, elles sont d’accord.
Arrivés aux chutes, on se dit mais bordel, ça nous rappelle quelque chose. Bon, on s’est clairement gourrés. On arrive à Godafoss au lieu de Dettifoss. Bon c’est pas grave, on décide d’aller se baigner dans les bains naturels vers Myvatn. On les avait vus le jour d’avant en revenant de Viti.
On arrive de nouveau au lac, c’est déjà 13h quand on entre dans l’eau. C’est beaucoup plus naturel que les bains du Blue Lagoon, c’est pour dire. Le sol est un peu dégueu, y’a des courants froids et chauds un peu partout, et surtout, on a les oreilles gelées à cause de la tempête. C’est agréable une fois qu’on a trouvé le bon endroit bien chaud, mais faut vraiment faire attention à pas se brûler. C’est drôle, plus l’endroit est chaud, plus il y a de cheveux et de trucs gluants entre les cailloux et les rochers. On sort c’est 17h, je mange un « Skyr met vanilla » et un coca, et je commence à écrire le journal des jours précédent.
On se décide finalement à quand même aller visiter Dettifoss, les chutes les plus puissantes d’Europe. On se parque. Il fait toujours aussi moche, avec de la pluie et des vents aggresssifs. Dans le guide, ils disaient qu’on aurait une dizaine de minutes à marcher pour arriver aux chutes même, mais ça nous paraît beaucoup plus long. Le paysage désertique quasi lunaire est impressionnant. La pluie est de plus en plus forte, du moins, c’est ce qu’on croit, jusqu’à ce qu’on entende un bruit de chute à travers le singlement de l’eau. On commence à l’apercevoir. On descend un peu plus bas, et là on comprend le terme « puissant » quand on dit que c’est la chute la puissante d’Europe. C’est ahurissant ! On est trempes en moins de deux à cause du vent.
On s’approche de plus près. On a doit protéger les appareils photo tellement c’est humide. Mon pantalon est prêt à être essoré.
Je pense que le temps y était pour quelque chose, mais la vision de ces chutes m’a marqué.
On va pas voir Selfoss, on est trop mouillés, on rentre donc directement au camping pour manger et y passer une dernière nuit. On y croise à nouveau Renaud.
C’est dans ce post que je faisait une premiere allusion à Dettifoss.



